Pourquoi le monde appartient à ceux qui ont la folie d'y croire ?

Tu es peut-être à ce stade où tu ne sais pas quelle direction prendre de peur de faire le mauvais choix, de ne pas réussir, d’être incomprise ou encore que personne ne te suive. Un carrefour, tant de choix, un seul qui résonne et il n’est pas sur la carte. Rien n’est fait pour toi et tu dois réinventer le monde, mais par où commencer ?
Tu n'es pas au mauvais endroit !
Je souris en coin en écrivant parce que je suis passée par là. Qu’est-ce qui est fait pour une oracle, dis-moi ? L’incompréhension des personnes sur qui je suis, sur ce que je fais, sur ce que je propose, sur ce que je ressens. Aucun parcours professionnel correspondant, ni d’offres d’emploi et encore moins de stratégie d’entrepreneuriat. C’est comme être le vide dans une pièce : je reste nécessaire à l’équation car sans vide pas de pièce, mais sans la pièce pas de vide. Néanmoins, je suis arrivée au stade où tu te trouves, à ce carrefour où tu ne peux plus faire semblant de ne pas ressentir que quelque chose ne coïncide pas avec ton âme, comme si le monde était à l’envers et que le cœur criait dans un silence. Tu ne peux pas l’exprimer, mais quelque chose cloche, comme si aucun mot n’en avait le poids, le goût, la forme… Essayer de mettre un carré dans un rond et en face de toi, aucune solution. Pourtant, j’ai réussi. Et si tu regardais de plus près ?
Il n’y avait pas de chemin avant qu’on les crée, il n’y avait pas de sens avant qu’on décide d’en donner, il n’y avait pas de juste, ni de bon, ni de correct… Il n’y avait juste l’instant, la sensation, le sens, le ressenti. Nous étions juste là et nous faisions ce qui nous était dicté par notre cœur sans chercher à y donner un sens mais simplement parce qu’à cet instant c’était juste. Nous savions que nous n’aurions jamais d’emprise sur tout ce qui nous entoure et nous avions la foi en quelque chose de plus grand que nous pour nous assurer que ce qui nous arriverait serait juste. Aujourd’hui, tu es à ce carrefour et tu te demandes si tu dois suivre la voie que des Hommes avec un grand H ont créée pour sortir de la jungle, ou si tu dois suivre celle que la Source, Dieu, Gaia, l’Univers, peu importe le nom que tu donnes à cette force qui pourtant tape et tape encore dans ton cœur à t’en serrer les tripes, te demande de créer à ton tour. Où penses-tu que se cache le tien ? Dans celui des Hommes ou celui du Tout ?
Si je peux te donner un conseil, cesse de courir, de rechercher la bonne forme, et assieds-toi un instant pour essayer de trouver à quoi elle correspond. Respire, concentre-toi sur ton cœur, écoute à quel moment il murmure, à quel moment il hurle. Saisis cet instant où il s’ouvre comme s’il pouvait absorber chaque poussière brillante du monde, et celui où il se ferme comme s’il cherchait à protéger son essence. Arrête-toi un instant, de toute façon le monde continuera de courir même si tu ne le rejoins pas tout de suite et observe là où la pluie bat son plein comme si la sécheresse avait frappé durant des mois, celui où le soleil semble si chaud qu’il peut réchauffer chaque parcelle du sol, et le lieu exact où un arc-en-ciel lie les deux, parce que c’est là que tu dois te trouver. Au pied d’un arc-en-ciel, fait de pluie et de soleil pour que tu ne manques jamais de rien et que ton essence puisse prendre la couleur de l’arc qui lui semble juste.
Alors comment faire ?
Comment faire, tu me diras ? Eh bien, en créant le chemin qui y mène. Tu as le cœur pour te guider, les outils pour y parvenir, la foi pour t’assurer du « comment » et ton essence qui sait le « pourquoi ». Au début, on te regardera comme si la folie t’avait frappée en plein visage, on critiquera tes choix, on te détournera de ton chemin, on essaiera de te rattraper puis… on te verra au pied de l’arc-en-ciel, ce qu’on pensait totalement impossible, et on te demandera par quelle « chance » tu as pu réaliser l’impossible. Et ne leur en veux pas, parce que toi aussi tu es à ce carrefour et tu hésites, tu te traites de folle ou de fou, tu essaies de t’en dissuader en te disant que le chemin n’est pas là. Alors, c’est impossible ?! Non ?
J’ai été à ce carrefour où on m’a demandé de croire en une sensation, celle d’appartenir à un plus grand rôle que le mien. De m’asseoir à ce carrefour pour t’attendre et attendre les prochains, et montrer la route qui n’en est pas une. J’ai pensé que je n’y arriverais pas, que je devais avoir une certification, une étude, une entreprise stable, une étiquette, un nom… Je suis oracle. Je suis celle qui est toi, qui est elle, qui est le vide et le plein. Je suis la question et la réponse. Je ne suis aucune énergie car je suis chacune d’entre elles et je suis le passé et l’avenir qui vivent dans l’instant présent. Ça m’a demandé d’écouter mon cœur, de regarder les images, de reconnaître chacune de mes cellules pour être certaine de mon message. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me dire que je dois avancer à l’aveugle et il m’arrive d’avoir peur. Il m’arrive de faire des pauses et de regarder le monde courir et de rechercher pourquoi je courrais sans en comprendre le sens. Moi aussi, je doute parfois mais tu sais quoi ? Jamais je ne m’arrête car quand on avance ainsi on ne tombe jamais, on expérimente. Et tu ne vas pas tomber, tu vas expérimenter. Tu ne vas pas te tromper, tu vas faire un détour. Tu es née libre, le chemin n’est qu’un exemple, il n’est pas la solution.
Et si l'impossible ne l'était pas ?
Tu peux relever la tête et observer ce qui t’entoure. Vois-tu une cage ? Un début ? Une fin ? Autour de toi il y a l’immensité et dans cette immensité il y a le champ des possibles. Ce champ est immense et ouvert à recevoir de nouvelles informations car si tu es sur cette Terre c’est pour remplir ce vide d’un sens nouveau. Ne vis pas ce jour comme si c’était le dernier mais vis ce jour comme si c’était le premier, avec le regard d’un·e enfant qui ne sait pas que quelqu’un a créé un chemin parce qu’il·elle est déjà en train de courir à travers la forêt comme si c’en était un. Et ton cœur, combien de fois s’est-il ouvert à imaginer l’impossible ? Cet impossible qui pourtant te fait tant vibrer.
N'attends pas que quelqu’un crée un chemin pour que tu puisses passer et laisse le monde te croire sombrer dans la folie, tu leur prouveras bien assez tôt que le monde appartient à ceux qui ont la folie d’y croire. Et si tu hésites encore, je suis ici avec mon flambeau, pour te montrer que c’est possible et éclairer ton chemin d’un regard nouveau. Te montrer les directions, les portes, les énergies, t’offrir le souffle dont tu as besoin pour reprendre le tien. Le premier pas est le plus courageux, les autres ne seront que le fruit de la plus belle liberté : celle d’être simplement toi.